Si période à risque il y en matière de sexualité, le post-partum en fait partie.

Partons sur l’hypothèse que c’est un premier enfant et que tout s’est bien passé :

L’attention de la maman sur le bébé est au maximum et le responsable c’est son cerveau !

Elseline Hoekzema, de l’unité de recherche en sciences cognitives à l’Université de Barcelone à fait une comparaison par imagerie magnétique du cerveau des mamans, des papas, des hommes et femmes qui n’en avait pas. Il en ressort c’est que ce n’est pas uniquement la grossesse qui induit les changement mais l’arrivée d’un enfant donc ces modifications sont aussi présentes chez les pères prenant part dans les soins de l’enfant et aussi chez les parents adoptants.

Ces changements dans la structure et la fonction cérébrale se produisent dans les régions qui sont impliquées dans les interactions sociales comme la perception et l’interprétation des désirs, des émotions, des intentions et de l’humeur d’autrui ou de soi-même, d’après les travaux des chercheurs.

Mais on est là pour parler sexe pas vrai ?

C’est un sujet tabou, en général on dit au mamans qu’elles doivent attendre 3 à 4 semaines après leur accouchement, certains gynécologues parlent même de semaines. Mais ça s’arrête la…

On ne parle pas au papa, on ne dit pas ce qui pourrait favoriser la reprise d’une vie affective, ni des changements qu’a subit le corps.

Il faut aussi tenir compte des saignements post partum qui eux peuvent durer jusqu’à 2 mois d’où le 6 semaines.

Certaines couples pratiquaient déjà avant l’accouchement le sexe pendant les règles mais ce n’est pas le cas de la majorité des couples donc le sang peu être un frein à la reprise d’une activité sexuelle.

Je voudrais aussi parler de la PROLACTINE, c’est une hormone qui provoque la montée de lait, il y a donc un pic à la naissance de l’enfant et elle se stabilise après 4 à 6 semaines et cette hormone en grande quantité dans l’organisme est l’ennemie de la libido de la maman pour que l’attention ne soit portée que sur les soins du bébé mais ce n’est pas une fatalité.

Pourquoi ? Parce que c’est hormone est déjà produite par le corps en temps normal mais en plus petites quantités, lors que l’orgasme par exemple, ce taux persiste quelques heures et participe à la sensation de bien-être et de plénitude de cette période. D’où le regard béat des mamans devant leur bébé même quand elles sont épuisées.

Donc en résumé :

Il y a la fatigue, la douleur et la peur de la douleur liée à l’épisiotomie/la césarienne, mais aussi la peur de réveiller bébé s’il dort dans la même chambre, et l’image de la femme suite à la prise de poids et au changements physique.

Alors on fait comment ?

D’abord, comme je l’ai déjà dit maintes et maintes fois, on privilégie le contacte. On fait du peau à peau mais cette fois pas avec bébé. D’abord c’est réconfortant, Maman se sentira plus soutenue.

C’est aussi l’occasion de parler un peu, de s’exprimer mais c’est bien aussi si ça se fait dans le silence pour juste profiter l’un de l’autre. On se touche gratuitement.

Dans un deuxième temps, et seulement quand on le sent, on peux recommencer à ce toucher de manière plus sexuée, le but n’est pas la pénétration mais de se faire plaisir. Et si dans même dans l’action on ne le sent plus, on s’arrête et puis c’est tout. Si bébé se réveille parce qu’il a faim ou simplement parce qu’il se réveille, on s’arrête on peux toujours recommencer demain ou après demain.

Et dans un troisième temps on repart dans une sexualité plus pénétrante, quand le corps est guérit mais aussi quand dans la tête on a cicatriser aussi.

Pourquoi ne pas tout simplement attendre que ça revienne ?

Parce que malheureusement, la sexualité ce n’est pas tout à fait comme le vélo, ça s’oublie un peu. On oublie qu’on se fait du bien, on oublie comment toucher l’autre, on oublie le plaisir que ça procure.

Parfois aussi c’est une épreuve pour un couple qui avait déjà un problème sexuel latent, donc on en exige pas trop d’un coup.

On se redécouvre, après tout on est de nouvelles personnes, on est parents.